Laurence Klein | Héléna Crépin
De l’école à la réalité... En quelques heures à peine, nous étions plongées dans ce projet, réalisé par des étudiants pour représenter des étudiants. Cela nous semblait important d’avoir notre mot à dire... nous aussi !
Le concours pour la Quadriennale de Scénographie à Prague est un très bon tremplin pour entrer dans le monde du travail. C’est quelque chose de concret : un projet, un jury, un budget, un délai. Le monde du travail et le monde scolaire étant séparés par un réel fossé, l’adaptation a été quelque peu délicate. En effet, nous étions parties sur une idée de projet mais celle-ci a dû s’adapter à toutes les contraintes liées à un stand, contraintes auxquelles nous n’avions pas l’habitude de penser. La rencontre avec le jury a été enrichissante mais celle-ci nous a également montré les aléas du métier.
Nous avons pris la réalité en face, mais sommes maintenant encore plus motivées à prouver ce que nous valons.
Gil Nevraumont | Julien Janssen
Pour ce type de concours, nous sommes partis du constat suivant pour élaborer notre stand : l’idée est que la plupart des concepts se rejoignent dans le fait de « remplir » l’espace. Nous avons pris le contre-pied de cette approche en décidant de laisser l’espace le plus vide possible et de le « remplir » par l’action du public sur celui-ci. Tout se passe comme une grande mise en scène, où le public est laissé seul face à une situation quelque peu... déconcertante.
Pour une première participation de Saint-Luc Liège, l’expérience fut très instructive en ce qui concerne les différentes approches que peuvent avoir les écoles de scénographie belges.
Une grande différence d’attaque a été constatée entre les écoles de « type » Saint-Luc et la Cambre. Cette dernière reste extrêmement dans le « décor », dans des projets très théâtraux. Nous lui souhaitons néanmoins bonne chance, en bons joueurs, pour le stand de 2011 !
Kevin Bona | Gwenn Pierlet
Une expérience, quoi qu’il arrive, est toujours enrichissante.
Nous avions comme principe de définir un espace, d’un niveau supérieur à celui du regard. Un nuage énorme de parapluies surplombait le stand, avec ici et là des éclaircies représentées par des projections numériques. Avoir une image sur un parapluie était un concept peu banal et nous aimions le fait d’établir une référence à la Belgique, qui malgré son temps grisâtre, comporte beaucoup de chaleur et de choses à montrer, sous ses nuages.
Le projet marque l’influence spatiale que notre formation nous apporte, l’anecdote est à proscrire généralement. On est dans le sensible, et non dans le représentatif...
Conclusion : notre réflexion est-elle
allée trop loin ?
Pas de réponse cependant, la solution est parfois
sous notre nez, voire dans notre assiette...
