A propos des stages
> Anne Scheen
Master en Architecture d’intérieur, Saint-Luc liège
Durant une année scolaire, les étudiants de l’agrégation sont censés effectuer 10 heures de stage d’observation, 10 heures de stage hors cours (des excursions, des réunions de parents,…) et 20 heures de stage d’enseignement. Ceci nous a permis de jeter un coup d’œil sur la vie professionnelle d’un enseignant et de faire nos premiers essais en tant que professeur.
Tout en pensant que c’est un métier que tout le monde connaît, j’ai été impressionnée par le nombre de défis qu’on est censé relever tous les jours.
Personnellement, j’ai effectué mes stages dans trois écoles différentes, ce qui m’a permis d’être soutenu par 4 maîtres de stage différents et d’être confrontée à 6 classes distinctes. Ces changements d’écoles ont été très enrichissants et m’ont permis d’avoir un aperçu des trois systèmes scolaires.
Travaillant à mi-temps en tant qu’architecte d’intérieur, le libre choix des endroits de stage ainsi que des périodes de stage m’ont permis de gérer mon horaire chargé durant cette année.
Pour moi les stages étaient une des activités les plus importantes et enrichissantes durant la formation, c’était pendant mes périodes de stage que j’ai pu voir si le métier d’enseignant me convenait ou pas. Aujourd’hui, après une année chargée, mais très valorisante, je suis prête et me réjouis de faire face aux nouveaux défis en tant qu’enseignante.
A propos des cours à St-Luc
> Laurence Binot,
Master en Vidéo, ERG Bruxelles
Mon expérience des cours de didactique spéciale (avec M. Van den Berg) et des séminaires d’analyse des pratiques (avec Mme Voos) a été très positive et le moins que je puisse dire c’est que ces cours ont été d’une grande aide par rapport aux stages.
En effet, dans ces deux cours, avant les stages, on a eu la possibilité de parler des situations auxquelles nous risquions d’être confrontées. Nous avons pu faire des « leçons-tests », c’est-à-dire donner cours aux autres élèves sur un sujet au choix. C’était très utile parce que ça permettait d’avoir un feedback, sans que cela soit vraiment stressant puisqu’il s’agissait simplement d’exercices. C’était un très bon entraînement.
Et quand nous avons chacune commencé nos stages, nous avons pu parler de nos expériences, des difficultés rencontrées et analyser tout cela ; nous avons bénéficié d’un réel accompagnement tout au long de l’année.
Ce qui rendait aussi ces deux cours intéressant c’était le fait que nous venions chacune de backgrounds différents (vidéo, architecture, stylisme). C’était vraiment enrichissant de voir les différentes manières de préparer et de donner un cours, de concevoir l’enseignement…
Et en plus, tout cela s’est fait dans une ambiance très conviviale !
A propos des cours à l’Ulg
> Carole Guyot
licenciée en architecture d’intérieur
Un emploi du temps chargé et diversifié…
Les cours généraux se donnent la plupart du temps le soir, dans différents locaux de l’Université de Liège. Toutes les sections de l’Ulg sont regroupées avec la nôtre donc nous sommes nombreux ! La rencontre avec des étudiants de disciplines différentes accentue notre ouverture d’esprit et permet un meilleur retour réflexif par rapport à nos stages. Néanmoins, concilier l’AESS et un emploi à plein temps est très difficile ! Beaucoup de travaux sont à rendre, et les cours peuvent parfois paraître tirés en longueur. L’investissement en temps est indispensable, tant pour les cours, que pour les séminaires organisés certains week-ends. Un site a été créé pour l’agrégation, et tous les documents sont téléchargeables via ce dernier. C’est valable aussi pour y déposer les travaux.
A propos des séminaires
> Vivianne Zandele Loke Chalman
licenciée en Design textile de l’Académie Royale des beaux-arts de Bruxelles
Saint-Luc propose différents séminaires :
Le séminaire de créativité réunissait des élèves de différentes sections artistiques, faisant l’agrégation ou le CAP. Le but de ce séminaire était de stimuler la créativité et de donner des pistes qui la favorisent.
Il m’a poussé à oublier ce qu’on savait, que je connaissais, au profit d’une expression libre, spontanée. Aussi, il m’a permis d’expérimenter ce que j’allais mettre en pratique dans mon enseignement. Musique, littérature, manipulations diverses font la richesse de cette expérience.
Le séminaire R.I.A (Réseau d’Intervention
Artistique œuvrant dans les maisons de jeunes, CPAS,… ce réseau prône
le brassage socioculturel) était particulièrement intéressant pour la
multidisciplinarité des participants (enseignant, assistant social,
chômeur, artiste,…). Tous unis pour découvrir et expérimenter
une
pédagogie peu développée dans nos systèmes scolaires.
Basée sur les
principes actifs de l’art, articulée sur le principe de trajet
réel/trajet rêvé et aboutissant sur le principal objectif du séminaire :
la liberté d’expression de l’individu, devenant l’acteur principal de
son apprentissage. C’est de la pédagogie active. Cette procédure
enseignante devrait faire partie de nos pratiques enseignantes.
L’affiliation à un réseau d’artiste, une possibilité de formation, une
perspective d’emploi.
A propos du master Didactique
> Céline Schnitzler
Master Didactique en Architecture d’intérieur
Parmi celles qui font l’agrégation cette année, j’ai une expérience particulière car je suis la seule à faire un master didactique. Cela consiste à intégrer tous les cours de l’agrégation dans un master à finalité que viennent compléter un mémoire (théorique) et un travail de fin d’études (pratique). Des stages internes à Saint-Luc s’y ajoutent : ils consistent à s’intégrer dans un cours pratique d’une autre option afin de découvrir d’autres techniques. Personnellement, j’ai choisi de suivre un cours de publicité, un cours d’Illustrator et un de sculpture. Même si l’année est ainsi bien chargée, cette expérience a été très riche pour moi car elle m’a permis de côtoyer des univers différents, de rencontrer des personnes avec d’autres points de vue (aussi bien à l’agrégation et à l’Université que dans les autres sections). Jongler à la fois avec les impératifs de l’agrégation et du master n’est pas toujours évident mais j’ai apprécié de pouvoir garder un lien avec l’architecture d’intérieur. Et au final, pour moi, ces deux « mondes » se sont nourris mutuellement puisque mon mémoire et mon travail de fin d’étude portent sur l’architecture scolaire et la façon dont elle peut soutenir l’apprentissage. Pour résumer, je suis épuisée mais ça en valait la peine !
