C’est parti !
Et sur des chapeaux de roues. Tout est là sur le site de Saint-Luc pour mettre nos sens en éveil. Parlons donc des sens.
Côté ouïe, si vous tendez l’oreille dans le bâtiment administratif et plus particulièrement aux environs de la salle capitulaire, vous entendez ces voix des chanteurs de l’Opéra qui répètent pour leur prochain spectacle. Bientôt la galerie sera occupée par la pub et notamment par les 24 heures de la pub, ce qui devient tout doucement une tradition dans cette option. Au B9, d’ici quelques jours, la fête de la Saint-Luc battera son plein.
Côté vue, cela se passe un peu partout sur le campus, dans nos trois lieux dédiés aux exposition. Du design plein les yeux. Dans la salle capitulaire, nos amis de Design Vlaanderen nous rappèlent audacieusement et intelligemment que Dada est bien belge et résolument moderne, l’exposition « habiter écologique » occupe l’entièreté du B9 alors qu’une expo de design industriel montre des réalisations d’étudiants. Sur le site enfin, des installations pluridisciplinaires nous invitent au rêve ou à la réflexion.
Vous avez certainement vu aussi que les poubelles ont changé de couleurs et de place, qu’un troc-carton se met à exister à l’entrée du campus.
Ecoutons, entendons, regardons et voyons. Mais aussi, sentons, gôutons et touchons à tout. Que tout cela nous serve de stimulus pour développer d’autres sens qui trouvent tout leur sens (justement) dans une école supérieure d’arts. Le sens de la créativité, merci dada de nous le rappeler. Le sens de la citoyenneté, le développement durable étant plus particulièrement mis à l’honneur : habiter écologique, Tempo color, et maintenant on trie les déchets, on en récupère d’autres, merci de faire l’effort. Le sens du patrimoine, les journées y consacrées nous l’ont rappelé, mais le patrimoine se construit et que ceux qui sont partis ou en partance soient ici remerciés sur ce point car ils ont contribué d’une façon ou d’une autre à faire du patrimoine, certains en laissent des traces dans ce numéro. Et Wanda a raison, il faut garder ces traces. C’est un peu l’objectif de ce journal après tout.
